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Indicateur 24 Qualiopi : veille sur les métiers, compétences et emplois
L'indicateur 24 demande de prouver que vous suivez l'évolution des compétences, des métiers et des emplois dans vos secteurs d'intervention, et que vous en tirez des conséquences pour vos prestations. Une veille non exploitée donne une non-conformité mineure.
Mis à jour le . Par Fabienne Lafrontière, dirigeante d'un organisme de formation certifié Qualiopi.

Ce que dit l'indicateur (libellé officiel, critère 6)
Libellé officiel, d'après le guide de lecture V8 (page 29) : « Le prestataire réalise une veille sur les évolutions des compétences, des métiers et des emplois dans ses secteurs d'intervention et en exploite les enseignements. »
Il appartient au critère 6 : L'inscription et l'investissement du prestataire dans son environnement professionnel.
Cette veille est sectorielle. Elle ne porte pas sur les textes de la formation (indicateur 23) ni sur les innovations pédagogiques (indicateur 25), mais sur ce qui change dans les métiers pour lesquels vous formez.
Le guide cite des veilles sur les évolutions des compétences, des métiers et des emplois, des participations à des conférences, colloques, salons, l'adhésion à un réseau professionnel (syndicat, fédération, forums) et des abonnements à des revues professionnelles.
Qui est concerné (catégories d'action, nouveaux entrants, applicabilité)
Indicateur commun (guide de lecture V8). Il fait partie des onze indicateurs à modalité d'audit adaptée pour les nouveaux entrants.
Toutes les catégories. Vous devez identifier vos secteurs d'intervention : l'indicateur les prend comme point de départ.
Pour un nouvel entrant, vous démontrez la mise en place d'une veille sur les thèmes de l'indicateur ; son impact éventuel est audité lors de l'audit de surveillance.
Il fait partie des indicateurs communs audités dans le cadre des modalités d'audit aménagées de l'article 10 de l'arrêté du 6 juin 2019, pour les organismes déjà certifiés ou labellisés avant le 31 décembre 2018.
Le niveau attendu et ce que vérifie l'auditeur
Niveau attendu, selon le guide de lecture : « Démontrer la mise en place d'une veille sur les thèmes de l'indicateur et son impact éventuel sur les prestations. »
L'auditeur cherche le lien entre la veille et une évolution concrète de vos contenus : un module ajouté, un exemple actualisé, un public visé autrement. Il regarde si les éléments de veille ont été diffusés au personnel.
Les preuves que l'auditeur attend
Le guide de lecture V8 (page 29) donne des exemples de preuves, qui ne sont pas exhaustifs : la conformité repose sur l'appréciation de l'auditeur, proportionnée à la formation.
- Veille sur les évolutions des compétences, des métiers et des emplois et documents afférents
- Participation à des conférences, colloques, salons ; adhésion à un réseau professionnel ; abonnements à des revues
- Diffusion au personnel, évolutions apportées au contenu des prestations
Non-conformité : mineure ou majeure ?
Cet indicateur fait partie des 15 qui admettent une gradation. Dans l'échantillon audité, une non-conformité mineure est caractérisée par l'absence d'exploitation de la veille mise en place. Lorsque l'attendu n'est pas du tout respecté, la non-conformité peut être majeure (guide de lecture V8, page 3).
Si l'écart sur l'indicateur 24 est mineur, le plan d'action est envoyé au certificateur puis mis en œuvre sous six mois, et vérifié à l'audit suivant ; non levé, il est requalifié en majeure. Cinq mineures non levées à la décision valent une majeure (arrêté du 6 juin 2019, articles 1er et 5).
Pièges à éviter
Ce qui suit est ma lecture du guide de lecture V8, pas une statistique.
- Une veille très générale, non rattachée aux secteurs d'intervention de l'organisme.
- Aucune évolution des contenus qui en découle : c'est l'absence d'exploitation.
- Des participations à des salons ou des conférences sans compte rendu ni diffusion.
- Confondre cette veille avec la veille réglementaire de l'indicateur 23.
Par où commencer
Choisissez pour chaque secteur deux sources fiables. Notez chaque trimestre une évolution repérée et la décision prise pour vos contenus.
Testez cet indicateur dans le pré-audit
La question Q23 du pré-audit porte sur cet indicateur : « Réalisez-vous une veille sur l'évolution des métiers et compétences de votre secteur ET sur les innovations pédagogiques et technologiques, avec des changements concrets dans vos prestations ? » Vous répondez par oui, partiellement, non ou je ne sais pas, et vous obtenez la recommandation correspondante.
Cette question couvre aussi l'indicateur 25.
Un pré-audit n'est pas un audit et ne préjuge pas de la décision de votre organisme certificateur.
Questions fréquentes
Que demande l'indicateur 24 de Qualiopi ?
Le libellé officiel est : « Le prestataire réalise une veille sur les évolutions des compétences, des métiers et des emplois dans ses secteurs d'intervention et en exploite les enseignements. » Le niveau attendu : Démontrer la mise en place d'une veille sur les thèmes de l'indicateur et son impact éventuel sur les prestations.
Quelles preuves présenter pour l'indicateur 24 ?
Le guide de lecture cite notamment : Veille sur les évolutions des compétences, des métiers et des emplois et documents afférents ; Participation à des conférences, colloques, salons ; adhésion à un réseau professionnel ; abonnements à des revues ; Diffusion au personnel, évolutions apportées au contenu des prestations. Ces exemples ne sont pas exhaustifs.
Une absence de preuve est-elle une non-conformité majeure pour l'indicateur 24 ?
Pas forcément : cet indicateur admet une non-conformité mineure lorsque l'attendu est partiellement respecté, c'est-à-dire, selon le guide, lorsque la non-conformité est caractérisée par l'absence d'exploitation de la veille mise en place. Elle devient majeure si l'attendu n'est pas du tout respecté.
Quelle différence entre les veilles des indicateurs 23, 24 et 25 ?
La 23 porte sur les textes légaux et réglementaires de la formation, la 24 sur les évolutions des compétences, métiers et emplois de vos secteurs, la 25 sur les innovations pédagogiques et technologiques.
Un nouvel entrant doit-il déjà prouver l'impact de sa veille ?
Non : il démontre la mise en place de la veille, et son impact éventuel sur les prestations est audité lors de l'audit de surveillance.
Et pour votre organisme ?
Je ne certifie pas et je ne promets pas la certification : je vous aide à arriver à l'audit avec les preuves.
À lire aussi
Sources
- Guide de lecture du référentiel national qualité, V8 du 23 novembre 2023 (DGEFP, ministère du Travail), page 29, hébergé par France compétences (nouvel onglet), consulté le 30 septembre 2026
- Arrêté du 6 juin 2019 relatif aux modalités d'audit associées au référentiel national (NOR MTRD1903979A), texte publié au Journal officiel du 8 juin 2019, relu en entier ; les modifications ultérieures (2020, 2023) ne sont pas reprises ici (nouvel onglet), consulté le 30 septembre 2026
